Kana Bihiarc'h

En fait, je n'ai qu'une prétention, c'est de ne pas plaire à tout le monde. Car plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui -Sacha Guitry


Kana Bihiarc'h

Description:
Blog où il sera question de mon univers, c'est-à-dire un peu de tout, et beaucoup de n'importe quoi...


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Présentation (parce que je suis bien élevé)
Le Jeudi 03 Novembre 2005 à 12:19

Taulard un jour, Taulard toujours...Mwâh (tadâââââmm !)


Je suis né par une froide jounée de novembre 1985, les loups rôdaient autour de la chaumière familiale...Comment ça on s'en tape ?!? Bon, OK...Sinon je suis étudiant en communication des entreprises à Aix, et parisien d'origine bretonne (oui, ça fait beaucoup de tares en même temps)

Je ne sais pas encore précisément de quoi je parlerais dans ce blog, mais peu importe. A priori, ce sera surtout les liens que les vilains admins du taulard (Bouuuuuh) n'auront pas fait passer, plus quelques sujets divers, comme le jeu de rôle, la musique ou l'élevage de fourmis rouges du Brésil (en fait, peut-être pas celui-ci)

 

EDIT ! Bah voilà ! J'ai (enfin) quitté le Sud pour rejoindre Paname... Bon, c'est sûr, c'est pas encore la Bretagne, maiiiiiis, on s'en rapproche doucement !  



Histoire et définition du Jeu de Rôle
Le Jeudi 03 Novembre 2005 à 12:33

Une petite définition, tirée de mon TPE de Terminale...

C'est en 1811 qu'un prussien du nom de Von Reiswitz met au point un jeu de bataille miniature. Ce jeu sera réutilisé par la suite par l'Armée de Prusse, afin de former ses officiers dans les écoles militaires, sous le nom de Kriegspiel. Un siècle plus tard, en 1912, l'auteur de livres de science- fiction HG Wells, qui est un passionné de jeux, apporte des règles complémentaires à ce Kriegspiel (appelé Wargame aux Etats-Unis). Le Wargame sera par la suite amélioré et simplifié au début des années 50, par Charles Roberts, créateur de jeux et éditeur de son état. Héritier du jeu d'histoire avec figurines, le JDR trouve son origine en 1969 quand un groupe de joueurs inclut à ce jeu des figurines tirées de l'univers de Tolkien. Ainsi naît le jeu baptisé Chainmail, qui se présentait sous forme de livret, avec entre autres Gary Gygax et Dave Anderson comme créateurs.

En 1973, Gygax et Anderson poussent plus loin, et créent ainsi Dungeons and Dragons (D&D), le premier JDR. Dans D&D, les figurines d' armées sont supprimées au profit de personnages individuels, et le terrain de jeu, une table décorée pour reconstituer un terrain, est abandonné au profit du récit.

 

Dans un JDR, chaque joueur incarne un personnage de légende investi d' une mission ou d' une quête, qu' il vit dans un monde imaginaire, dressé par le Maître de Jeu (MJ), qui fait à la fois office d' arbitre et surtout de conteur, puisque c' est à lui de décrire les lieux, de mettre une ambiance, de gérer les actions entreprises et de tenir les rôles des personnages non joueurs (PNJ).

Il y a, de plus, des variantes du JDR "traditionnel" sur table:

-le Wargame, présenté plus haut;

-le livre-jeu, avec les livres dont VOUS êtes le héros, des livres dont le lecteur choisit le déroulement au moyen d' une sorte de QCM, afin de résoudre (ou non) l' intrigue de l' histoire;

-le jeu vidéo, même si le côté interprétatif (roleplay) n' y est pas forcément mis en avant;

-le Murder, qui est une sorte de Cluedo en grandeur nature;

-le GN (Grandeur Nature), que l' on peut rapprocher des reconstitutions historiques que l' on peut voir, par exemple, à Provins, mais à la différence près que là, chaque joueur est libre de jouer son personnage comme il l' entend (dans le respect des règles bien entendu) et non selon un script, ce qui reviendrait à lui faire faire de la figuration pure et simple.

Enfin, le point principal, qui est le principe-même du JDR, est qu' il n' y a pas vraiment de gagnant ni de perdant, mais plutôt que chacun gagne en interprétant son personnage, un peu comme dans une improvisation théâtrale.

Voilà... Je ne sais pas si je mettrais le TPE entier en ligne, parce qu'il est un peu long (une dizaine de pages), et surtout parfois chiant à lire (c'était écrit pour des profs, donc le langage y est souvent pompeux). 



TPE Introduction
Le Samedi 05 Novembre 2005 à 10:12

Voici donc mon TPE sur le jeu de rôle, la suite viendra plus tard.

 

En cette période de bac, je souhaitais parler de divertissement - il en faut bien en ce moment -, et plus précisément d'une activité plus ou moins connue : les jeux de rôle. Pourquoi les jeux de rôle ?

 

Tout simplement parce qu'ils ont à voir avec la littérature et l'histoire. En effet, les romans de J.R.R. Tolkien ( écrivain anglais du 20ème siècle auteur entre autres du Seigneur des Anneaux) connaissent un succès de plus en plus fort, surtout avec les films adaptés récemment, les livres basés sur les JDR (Jeux De Rôle) dans la collection TSR, par exemple, affluent et la création même de JRR (scénarios de jeux) est une forme de littérature, en effet, créer une histoire interactive est bien plus compliqué qu'écrire un roman à la fin bien définie. Pour ce qui est des rapports à l'histoire, il suffit de lire des livres de règles, des scénarios, ou encore des aides de jeu sur des jeux médiévaux-fantastiques, comme Donjons et Dragons, Warhammer, In Nomine Satanis et j'en passe… pour voir que l'histoire, avec un grand H, y a sa place en tant que référence.

Cependant, les JDR ont-ils un réel intérêt, et, surtout, présentent-ils des dangers à être pratiqués ?

 

En effet, dans de nombreux cas, Carpentras, C. Maltese, celui-ci a subi des accusations plus ou moins fondées, sur les dangers qu'il présentait à la pratique. De plus, celui-ci est considéré par certains comme une occupation puérile.

 

Je commencerait donc, pour répondre à cette question, par définir les JDR, ou tout du moins essayer étant donné sa grande variété, puis j'exposerai les préjugés les plus répandus contre lui, suivis par les dangers potentiels liés à sa pratique. Enfin, je parlerai des bénéfices, car il y en a, qui peuvent en être tirés, afin que chacun puisse se faire son opinion sur le sujet, et, surtout, puisse en finir avec les préjugés "à deux roubles" qu'il aurait pu avoir.

Pour la définition, elle est dans le sujet précédent.

Sinon, un reportage sur l'assoc' dans laquelle je joue (un peu long à charger) :

http://www.anachrone.com/Local/ana/dir/documents/Auberge/Videos/jtgnv2.avi



Partie 1
Le Dimanche 06 Novembre 2005 à 15:16

V'là la 1ère partie, qui aborde, comme son nom l'indique, les

Préjugés contre le JDR et dangers potentiels liés à sa pratique

Si le JDR souffre d’une mauvaise réputation, c’est qu’il est mal connu. En effet, un vieil adage dit bien « on a peur de ce que l’on ne connaît pas ». Cependant, il est bon de clarifier les choses, à savoir définir les préjugés les plus répandus, et d’en faire un tri, afin de discerner ce qui est erroné de ce qui peut être effectivement dangereux dans le JDR.

Le JDR n’est pas :

       Raciste : Le jeu de rôles ne véhicule aucune idée fascisante, antisémite ou raciste. Les "races" décrites dans les jeux fantastiques sont généralement non-humaines ou extra-terrestres et reposent sur des écrits ou des films de pure fiction qui n'ont aucun rapport avec la réalité en terme de ségrégation, de caractères ou de coutumes.


       Violent : La bagarre, les armes ou la violence ne sont pas une fin en soi du jeu de rôles. Elles constituent un "piment" qui donne plus d'intérêt au jeu, comme le ferait une scène de fusillade dans un film policier. Les batailles ont quelque chose d'épique et de stressant qui fait battre le cœur des joueurs plus fort. De plus, cette violence n'est que simulée, à l'aide de dés, d'exclamations et de descriptions. Dans certains jeux de rôles, dit d'ambiance, les combats sont rares, car ils ne rentrent pas dans ce que les personnages savent le mieux faire. Il n'est pas rare de faire toute une aventure sans être en présence d'un seul combat.


       Sataniste : Le jeu de rôle est un jeu qui n'a nullement l'ambition de faire appel à des forces occultes, ou de pratiquer une quelconque religion. Les actions des personnages n'y sont que suggérées, mais n'ont aucune incidence sur la réalité.


      Masculin : même si dans la pratique, les rôlistes se composent de 90% de garçons, rien ne s'oppose à la pratique de ce loisir par les filles. Nombreuses sont celles qui après l'avoir découvert, le pratiquent assidûment et modifient le style de jeu de leurs camarades masculins.


Il faut aussi faire attention aux amalgames. Dans plusieurs cas, le JDR a été accusé à tort :

Dans l’affaire du cimetière de Carpentras :
http://www.democratie-courage.com/films/carpentras.html

Dans le cas de C.Maltese :
http://www.humanite.presse.fr/journal/1994-06-01/1994-06-01-701714
http://christophe.jdr.chez-alice.fr/Press13.html
http://christophe.jdr.chez-alice.fr/Press22.html


Ajoutons à cela que certaines associations « bien pensantes » ne se gênent pas pour cracher sur le JDR, en y mêlant satanisme et suicide : http://www.chick.com/reading/tracts/0046/0046_01.asp


 Pour ce qui est des dangers potentiels, il est vrai que le JDR n’est pas sans risque, mais pas forcément plus qu’une autre activité : dans le cas de C.Maltese, nous pouvons constater qu’il souffrait d’une faiblesse psychologique, et qu’en plus de cela, le jeu qu’il pratiquait était « artisanal », sans le moindre contrôle de son contenu par quiconque. Dans ce cas, le JDR n’a pas été la cause du mal, mais plutôt son révélateur.

C’est aux gens de savoir faire la part des choses, afin de ne pas laisser l’imaginaire influer sur le réel.


 

La suite bientôt...



Suite et fin
Le Vendredi 11 Novembre 2005 à 11:33
3ème partie : Bénéfices liés à la pratique du jeu de rôle

 

Mis à part les dangers, plus ou moins légitimes d'ailleurs, le JDR a aussi, et surtout, des conséquences plutôt bonnes sur ceux qui le pratiquent.

 

Tout d'abord, il permet de lutter contre sa timidité, en développant, les talents d'orateur, étant donné que les trois quarts du déroulement d'une partie est basé sur la manière de jouer son rôle.

 

Ensuite, il pousse à apprendre à travailler en groupe et à la collaboration entre joueurs, puisque le but d'une partie est souvent comment à ceux-ci.

 

De plus, il stimule l'imagination, l'extériorisation, et, surtout, la culture personnelle, en particulier sur l'Histoire, la Géographie ou encore la Théologie (Science des Religions), voire même les Langues. En effet, n'ayant chez moi pratiquement que des livres de règles en Anglais, cela m'a aidé à améliorer mon niveau dans la langue de Shakespeare.

 

C'est aussi un moyen d'évasion un peu comme certains qui sortent en discothèque, au bistrot, qui font du sport, du modélisme, ou bien encore collectionne les capsules de bouteille.

 

C'est également un moyen de fréquenter des personnes de milieux différents. Pour ma part, j'ai connu ainsi, sans le savoir tout de suite, des enseignants, des traducteurs, une avocate, des militaires, des pompiers, des médecins, une directrice de publicité et même un vendeur à la criée. Si après cela, certains considèrent toujours que le JDR est une activité réservée à des asociaux, je crois qu'il n'y a plus rien à faire pour eux…

 

De plus, si le principe du jeu de rôle est employé dans des méthodes de psychanalyse, les tenants et les aboutissants n'ont rien à voir : les psychiatres mettent les patients dans des situations imaginaires face auxquelles ils doivent réagir, eux, et non pas un personnage, comme cela est le cas dans le JDR.

 

Conclusion

 

Fort de tous ces éléments, issus de cas et de sources diverses, allant dans le sens et à l'encontre du JDR, je pense pouvoir répondre à la problématique de façon impartiale, sinon, désolé, j'aurai au-moins essayé.

 

Les JDR ont-ils un réel intérêt ? Et bien, tout dépend de quel point de vue on se place : Du côté ludique, il est sûr que l'on n'est pas forcé d'aimer le principe de se mettre dans la peau d'un personnage imaginaire, et si tel n'est pas le cas, le JDR ne présente effectivement pas de grand intérêt. Par contre, si l'on est timide, que l'on a des difficultés à communiquer, que l'on cherche un moyen de s'évader un peu du quotidien ou de connaître des gens différents de nous, là le JDR peut être un moyen somme toute intéressant. Et puis, même si il ne couvre pas tous les domaines, le JDR est assez motivant pour ceux qui le pratiquent, afin de rechercher des informations plus générales sur, par exemple, l'Histoire, la Géographie, les Langues, la Théologie ou même les phénomènes naturels dans certains cas.

 

Ensuite, le plus important en mon sens vue les rumeurs, le JDR présente-t-il des dangers à être pratiqué ? Je dirais simplement que, à moins d'avoir des problèmes psychologiques majeurs, d'être influençable ou fragile mentalement, le JDR ne présente pas de dangers, sous réserve de quand même contrôler (ou de faire contrôler par les parents pour les joueurs les plus jeunes) ce à quoi l'on joue, c'est-à-dire éviter de faire jouer à des jeux trop "réalistes" des joueurs n'ayant pas la maturité pour, car ils risqueraient effectivement d'avoir du mal à faire la part des choses entre le réel et le jeu.

 

Pour finir, le JDR est un JEU et est donc fait pour S'AMUSER. Alors, si tout se passe dans de bonnes conditions, je ne pense pas qu'il soit dangereux, loin de là. Sur ce, j'espère avoir permis à ceux qui auront lu ce dossier de connaître le JDR tel qu'il est à mon sens, à savoir un amusement comme un autre, et non pas une occupation dangereuse et/ou inutile.

 

Voilà !!! Merci à ceux qui auront eu le courage de lire tout ça en entier ! Promis, les prochains sujets seront moins longs !



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