Suite à son viol par un éléphant,
Mrs Merrick, en pleine dépression, donne naissance à un bébé mi-homme mi-lamantin.
Après ses cinq premières années seul avec sa mère, John voit son
père refaire surface et décider de l'emmener à son premier jour d'école.
Lors de cette journée fatidique John, qui se rend alors compte de son apparence über hideuse,
décide de fuguer. Son géniteur, inquiet, part alors à sa recherche pour
pouvoir le vendre à un cirque zoophile animalier.

Plus qu'un simple récit rocambolesque d'une aventure en demi-teinte, entre
féerie baroque et opéra romantique, Elephant Man est une véritable
réflexion sur l'enfance. Alors que bon nombre de réalisateurs s'aventurent de
nos jours à vouloir mettre en image la théorie de la relativité de Kant,
Choulovalaskou lui développe (avec brio) l'apparition relative de la
parole chez l'enfant de zéro à trois ans mis en place par Spitz.
Car c'est là que réside l'essence
même de cette œuvre. Cette mise en abyme de la vie et de la mort par le
biais de cette histoire hétéroclite, mais aussi par les scènes de courses
poursuites et de sauts en parachute horizontaux, est au centre du flim et
de la vision de l'artiste. Mais là où Choulovalaskou s'est surpassé, et de
toute évidence la raison de la standing ovation de cinq heures dont a eu droit
le flim au dernier festival de Cannes, c'est sans aucun doute la figure du
mal en perdition introduite dans le personnage à la fois classique mais original
de Mecha-Hitler.

Cette ambivalence propre au réalisateur est ici exprimée à son paroxysme.
Bien plus qu'une analyse rhétorique de la société actuelle, Elephant Man peint
le tableau de la jeunesse en proie à ses tourments, ses joies, ses peines.
Évidemment, l'œuvre n'est pas
exempte de défauts, et on notera avant tout notre déception à l'écoute de
la BO composée par Barbara Streisand qui nous a pourtant habitué à de purs
chef-d'œuvres (Star Wars, Le Parrain, etc.).
Réelle transgression du courant actuel
du cinéma boliwoodien, Elephant Man prouve s'il en est que le célèbre
"fluctuat nec mergitur" de Socrate est toujours autant d'actualité.
Assurément l'un des meilleurs flims de 2010.


SAW 6 est un film de charcuterie où de la viande hâchée mélangée à d'autres ingrédients est déposée dans un boyau intestinal.
Trop gore pour être décortiqué ici, je m'abstiendrai donc de développer plus pour les âmes sensibles. J'ose tout de même le dire : sans aucun doute, le film de l'année. A déguster avec modération. MAJ : Ajout de dernière minute. Nous avons de la chance, une grande star de la télévision française a bien voulu nous donner son avis sur cette oeuvre. Je crois qu'il n'y a rien d'autre à ajouter, je laisse donc la parole à maître Jean-Pierre Coffe :

Dans cet épisode spécial Halloween de Pimp My Ride, Xzibit
et toute l’équipe de West Coast Custom se lancent un véritable défi. Tony roule
dans un camion Chevrolet Panel de 57 acheté par son père dans les 70’s pour une
bouchée de pain. On le surnomme « la bête », parce qu’il est énorme
est difficile à conduire. Le moteur d’origine est naze, y’a toujours quelque
chose qui déconne, et le seul truc potable c’est le radiateur qui fuit d’une vieille Camaro. Les clignotants sont morts, Tony est donc obligé de faire signe avec
son bras quand il veut tourner. Comme il n’y a pas la clim', il a dû faire un
trou dans le toit pour avoir un peu d’air, mais quand il pleut, il est d’la
baise. La peinture est morte est il n’y a plus de vitres. A l’intérieur, pas de
sièges, pas de volant, et pas de jauges. C’est donc une véritable poubelle sur
roues, et Exibe-bite va la tuner !
Pour la carrosserie, Buck va se lâcher sur le chrome, et
pour la peinture, il va transformer cette épave en modèle unique avec un
rouge incendiaire et des flammes oranges et jaunes sur les côtés. Appelez-les
pompiers, ça va être chaud ! Alex va changer totalement le moteur et va en mettre un d’occaz’
de 330 chevaux, ça va tuer ! Et qui dit nouveaux chevaux, dit nouveaux
sabots : il va poser des jantes de 4x4 Axis avec des pneus 37 pouces. En ce qui concerne l’intérieur et l’électronique, Ish et Mad
Mike ont prévu des trucs dingues. Pour l’avant, de simples sièges baquets plaqués
or feront l’affaire, et pour l’arrière, ils vont sortir le grand jeu : 18
écrans plasma LCD full HD de 102 cm à 2000€ pièce, 4 PlayStation 3, une salle
de muscu’ et un terrain de tennis. Pour le confort, Ash va installer un canapé
en soie fabriqué sur-mesure en Chine et un matelas à eau. La über classe ! Big Dane va se lâcher grave sur les équipements. Sur le
toit, il va poser une antenne satellite pour pouvoir se connecter à Internet,
mater la tv et téléphoner de partout dans le monde ! A l’intérieur, il
compte mettre une douche et une station d’épuration, tout pour vivre dans sa
caisse. Ca va tuer, t’intin négro ?!
Après 6 mois de boulot, l’heure est enfin arrivée de
rendre sa bagnole à Tony : 


Tony a kiffé veu-gra... ou pas.

Ce petit documentaire en divx de 2h27
nous plonge dans la vie de deux personnalités à la fois proches et lointaines. Pendant plusieurs jours, une
équipe a suivi le quotidien que mènent Bruce Wayne, travesti animalier sous
hormones, et le « Joker », ancien cowboy homosexuel reconverti en
humoriste depuis que son troupeau de bovidés ait été décimé par la maladie de Creutzfeldt-Jakob. C’est avec une sorte de voyeurisme assumé que l’on suit
progressivement la descente aux enfers partagée parallèlement par les deux
protagonistes. Bien que le portrait du richissime Bruce s’avère intéressant
quand il s’agit d’aborder le conflit entre sa passion destructrice et son
statut social, il est vite relégué au second plan par celui du jeune Heath
Ledger. On reste scotché devant ce clown désespéré, psychologiquement dérangé
et machiavélique, mais en même temps si émouvant et attachant. Une authenticité
rare et bouleversante. A travers leurs histoires communes, le réalisateur parvient
à nous montrer avec une grande simplicité toute l’humanité qui se dégage de la
dualité antinomique de ces deux personnages. Véritable peinture psychanalytique
de la société actuelle, Christopher Nolan nous offre une nouvelle vision des
artistes de rue par le biais d’un Joker touchant et puissant, sans pour autant
tomber dans la facilité du montage ramenard et des effets spéciaux
grandiloquents.
Malgré son petit budget, ce docu-fiction signé Arte
se révèle être une petite perle sans aucune prétention. On regrettera cependant
certains passages lourds et indigestes (notamment celui du barbecue) et la
langue allemande qui peut en rebuter plus d’un (aucuns doublages ni
sous-titres). A ne pas rater en ces fêtes de fin d’année.
Pour cette première critique, notre ami RuTT a bien voulu
nous donner son avis à propos de ce petit reportage :

Je crois qu'il a bien aimé !
Slurp les taulards et les pas-taulards !
Comme c’est un peu endormi dans la taule depuis quelques
temps, j’ai décidé de mettre la main à la pâte et pour vous, je vais donner de
ma personne (owii touche mon corps).
Inspiré par notre k-mille nationale et quelques verres d’alcools
divers et variés, je me suis dit que je ferais bien un blog cinoche avec des critiques
über anxiogènes et bien nazes.
C’est désormais chose faite !
Je ne sais pas encore à quoi ça va ressembler, mais je
sens que je vais me marrer. Ce sera un mélange entre un Yannick Dahan avec un
coup dans l’pif et un Kendy pour le côté emo antinomique chiadé. Attendez-vous
donc à de l’Art avec un grand P.
Outre mes propres critiques, vous aurez aussi droit à des
analyses quasi-freudiennes de ces mêmes films par des guest stars toutes plus
colorées les unes que les autres. *jute*
Surtout, n’hésitez pas vous-même à dire ce que vous avez
pensé des flims que je vais aborder, histoire de confronter nos visons dans le
couloir de la baston.
Aller, je m’arrête là. A demain pour un premier papier !
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Description:
Eine grosse Fünf... ou pas.
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