Zama-City School Bus Blues

Whuuut's happening?


Zama-City School Bus Blues

Description:
du riz, des japonais, DE LA MOUSSE!!, du riz, des supraconducteurs, du riz, des bus scolaires et un bullshit detector.


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Le mot de la Fin
Le Vendredi 28 Juillet 2006 à 04:16

Bin voila, c'est fini, ou presque. Je rentre dimanche prochain dans l'europe, tel un ninja turc avec son epee de puissance en carton. Apres 5 mois et demi d'assassinat de neurones a coup de biere japonaise, et de consommation effrenee d'helium liquide.

Je vais enfin pouvoir voir ma copine, mes zamis, ma famille, la BAC, les greves de metros, de la bouffe decente, et jouer avec ma guitare branchee dans un ampli, c'est vous dire le luxe.

Je vais pas m'attarder trop sur mon sejour au japon, c'etait enorme, et voila.

Du coup je vais laisser parler les images, tellement plus pleines de sens:

 

Putain de pays de tares. Sur ce j'ai encore plein de boulot...



Pédaler, c'est trop dur...
Le Vendredi 07 Juillet 2006 à 18:59

alors autant faire une pause, pour écluser un peu l'alcool:

 

 

 

 

 

mgnn... pardon madame... 

 

 

mrhhhhgnn... 

 

oh pis la flemme, hein. 

 

 

 

 

mais la vraie flemme, quoi...

 

 

bin non jlui ai pas porté secours, on était pas samedi. un peu de rigueur, que diable... 

 



Justiiiiiiiiice!!!
Le Samedi 24 Juin 2006 à 20:52
Chikaan!!! Je suis un héros.

Au Japon, les mains baladeuses dans le train sont un véritable problème de société. Dans un pays ou 17% des femmes affirment avoir été tripotées au moins une fois dans le train (sans compter celles qui ne disent rien, je reviendrai la dessus), où les tripoteurs fondent des associations pour assumer sans complexe leur hobby, et où des affiches dans le métro recommandent aux lycéennes tripotées, dessins à l'appui, de lever bien haut la main coupable en criant "chikaaaan!" ("tripoteeeeur"), pour lui coller la honte suprême, il n'est pas très étonnant de voir des wagons réservés aux femmes aux heures de pointe. D'ailleurs c'est amusant parce que la première ligne de train à instaurer cette mesure est la ligne que je prends tous les jours, la odakyu sen. Faut dire que le dernier train ressemble plus à mad max qu'à la ptite maison dans la prairie. Qu'à cela ne tienne, l'héroïsme du justicier n'en est que plus formidable et triomphant.
Le problème, c'est que la culture du "ah non ça me regarde pas, je fais rien" est très forte au japon. (A croire que plus un pays est avancé économiquement, plus c'est la loi de la jungle dans la vie de tous les jours) Du coup les rares fois ou un japonais interviendra pour sauver une damoiselle en détresse des griffes d'un affreux pervers, c'est plutot du genre "ça va pas, arrête un peu tes conneries, ya des étrangers qui regardent, c'est mauvais pour l'image du japon." On peut trouver ça louable, mais c'est surtout très con si les étrangers en questions comprennent le japonais, gros ballot. Et je n'invente rien, j'étais la, dans le role d'un des deux étrangers...

Bon, l'envers du problème, c'est que ça fournit du prétexte à faire éclater son courage et son abnégation, sans prendre autant des risques qu'en essayant d'interrompre un hold up. Faut pas déconner non plus, mon courage et ma chevalerie sont à leur apogée quand je nettoie le siphon de l'évier de la salle de bain pour retrouver une pilule ayant eu l'idée saugrenue de tomber dedans.

Et la pour le coup le dernier train le samedi soir, c'est l'endroit rêvé pour les justiciers amateurs, comme moi.
Comme moi, puisque tout à l'heure en rentrant de jam session, tranquillement vautré sur mon siège, quand d'un coup d'un seul mon sang ne fait qu'un tour, est-ce que ce gros suant salement dégueulasse serait pas en train de tripoter les fesses de la dame là, genre "lalala on est dos à dos, et il y a du monde, oh quelle malheureuse coincidence, ma main qui trainait dans mon dos négligemment (comme si tenant une belle paire de... gants?) est posé contre une surface qui a la forme de fesses de femme, la consistence de fesses de femme, hmm frottons un peu pour nous en assurer, hmmm, oui, il m'en semble bien que, frott frott, je pensais pourtant... frott frott, mais oui , je dois me rendre à l'évidence. ce sont des fesses. de femme. ah ça c'est ballot tout de même. frott." Bon , au début c'est toujours délirant, de voir un gros dégueulasse s'adonner à un truc aussi pitoyable, seulement au bout de 2 minutes pour l'être de morale (hum) que je suis, ça devient quand même gerbant. Dont acte: je me lève, j'interviens.

...

Sauf que là attends, dilemme. Si j'y vais à l'ancienne, genre "oh tu arretes la maintenant", tout le monde s'apercevra que la dame se faisait tripoter le cul (oui, je sais, tout le monde avait remarqué depuis 20 minutes, mais c'était pas officiel, nuance.), et ce sera la grande honte. Car oui, si le chikan est un gros problème au japon, c'est que la plupart des japonaises préfèrent passer le trèès mauvais moment du tripotage par le vieux mec dégueu en silence, et quand ça s'arrête on peut oublier, personne n'a rien vu (enfin, officiellement), plutot que de réagir, et d'être marquée du sceau de l'infamie de la fille qui s'est faite peloter. (certains aspects de la culture japonaise sont hallucinants d'idiotie crasse, c'en est révoltant) Du coup, on comprend que ça encourage plutot ces messieurs sans vie sexuelle digne de ce nom.
Bon, c'est la une grande question d'éthique. Est ce que j'agis pour satisfaire mon sens moral, auquel cas le but est simplement que le mec arrête de faire sa basse besogne devant moi, ou j'agis véritablement dans un contexte éthique et non plus simplement esthetique, et j'épargne les affres de la honte à la victime, mais du coup je rentre dans leur logique débile? Problème.

Finalement, j'ai usé de ma grande sagesse de pleutre pour opter pour la solution du justicier masqué qui avance sans se faire voir des bonnes gens, et qui est tellement grand et fort qu'il n'a pas besoin de signes de reconnaissance (ouais ouais, puis après il poste le tout sur son blog, ouais.).

Du coup, plutot que d'interpeller l'ignoble, j'ai préferé utiliser la même fourberie que lui, à savoir prétexter la vague promiscuité pour lui bloquer la main avec mon sac à dos de touriste orage fluo. Bin, ça a plutot bien marché, à voir l'air déconcerté du moche et gras quand il s'est mis à tripoter mon sac à dos. Faut dire que j'en menais pas large non plus, c'est la première fois qu'on me tripote le sac à dos, c'était tout troublant. C'était quand même bien marrant de le voir faire comme si de rien était, en prétextant une vague somnolence pour ne pas avoir à me regarder, c'est dire si mon justaucoprs de héros urbain est seyant.
Bon, faut avouer que si j'ai rempli ma mission, ça manquait un peu de panache, mais baste, la justice doit être juste.

Le vilain s'étant enfui, j'ai pu reprendre mes activités de branleur urbain, jusqu'à que je change de train, et monte dans un wagon dans lequel se trouvait un salaryman complètement bourré, qui tenait à peine debout, avec ses affaires toutes en vrac autour de lui. Evidemment quand il est descendu il en a oublié la moitié, n'écoutant que mon courage citoyen en collant bleu, je ramasse le tout et lui cours après pour lui rendre, et saute in extremis dans le train, sous les yeux ébahis de... ouais en fait ya trois nanas en tailleur en train de me regarder comme si j'étais le dernier des abrutis. mouaif.

Le justicier est un grand incompris. Mais seul l'éthique est importante!!

Comme quoi, il suffit d'une ligne de train de banlieue pour passer une bonne soirée.
Sur ce , pré-doctorant justice (bah ouais, pour le docteur va falloir attendre 4 ans...) va se coucher sur sa bonne conscience de protecteur en caleçon de la ville endormie, parce que demain c'est montagne en sources chaudes.

up, up, and awaaaaaaaaaaaaaay!!!!




Milestones
Le Dimanche 18 Juin 2006 à 17:13

En fait, il n'y a aucun rapport entre le titre et le contenu de ce billet; c'est juste que j'aime bien ce morceau...

sinon, un ptit peu de photos, comme ça en passant:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

voila, à part ça il pleut. résultat je jeûne le dimanche parce que j'ai trop la flemme d'aller au supermarché du coin (30 secondes) me chercher de la bouffe instantanée. c'est vous dire si ça loose ferme certains jours, de ce coté là de la terre.



Le karaokéééé!!!
Le Jeudi 25 Mai 2006 à 16:10
Ouaaaiiiiisss!!!

euh... hum. tiens c'est vrai que j'ai rien mis ici depuis un certain temps, mais en ce moment, j'ai plein de boulot...

...bon d'accord, je fais plein de guitare en ce moment.

En plus j'avais dit, enfin écrit mais on va pas revenir là-dessus, flute alors, que je vous parlerais un jour des joies du karaoké.
Dont acte:

OUAIIIIISSS!!! LE KARAOKE!!!!

bon, tout d'abord quelques faits culturels:
1)au japon, le karaoké est beaucoup plus populaire que sa copie ultrabeauf-stonelemondeeststone de france.
2)c'est sans doute parce que c'est open bière...
3)les terriens chantent faux. sauf certains, qui compensent ça en étant gros, italiens, et gros. et s'épongent la gueule avec un mouchoir en soie rouge entre 2 coups de hurlements mélodieux dans une langue qui est du français, à moins que ce soit de l'allemand. de l'italien? ah attends d'après les sous-titres du livret, c'est du turc.
4)si on y va trop souvent, c'est vite très relou.

Mais, haha! de tous ces faits culturels, le plus important, c'est bien sur la bière. Bah oué: comment voulez-vous que les très timides, réservés et respectueux nippons se mettent à hurler n'importe quoi dans un micro bourré de delay dégueulasse et pêtent les oreilles de leurs voisins devant un écran qui passent en boucle des vidéos de rues bien clichés de paris entrecoupées de snowboard et de jeunes black se faisant des high five sur un terrain de basket mal famé?
Un mot suffit: alcool. Alcool, c'est l'ami du japonais, celui qui lui permet de trouver enfin quelque chose à dire au bar le soir à son collègue de bureau qu'il a cotoyé toute la journée sans rien lui dire d'autre que des euuchhh... et des massssss'... grommelés à la va vite et servis avec une courbette à chaque fois qu'ils se croisent.

salaryman1: euchhh!...
salaryman2: euuuuch...
barman: massss'...
salaryman1: nama biru! (une bière!)
salaryman2: nama biru! (idem)
barman: hai! masss'...
salaryman1: ...
salaryman2: ...
barman: hai! euuuchh, masss'... *sert les bières*
salaryman1: massss'...
salaryman2: massss'...
salaryman1: *glouglou*
salaryman2: *glouglou*
salaryman1: アトリエZからハイエンドモデル登場!
salaryman2: ではこのモデルについてのご説明を.....
salaryman1: 御存じ”MAS HINO”氏が自分の思うスタイル/サウンド等をコストで考えるのでは無く、究極のスタイルとして実現させる新しいシリーズ。で    すのでどれもが”One of”であり、同じものが存在しません。当然、オーダーメイドでない所もポイントになりますす。これはHINO氏本人が長年培ってき    た経験や事実を元に1 本1本を最適なスペックに仕上げていく為で、例えば全てのマテリアルをそれぞれに良いとされるものを組み合わせるのでは無く、    スタートの材の時点から最終スタイルに向かって順に決定されます。ですので何を使うのではなく、何を作りたいかがこのシリーズのポイントなのです。ま    たこのシリーズはそう言った経緯から、限られたディラーでしか販売されず(と言うか出来ず)、イケベ楽器でも当”リボレ店”のみとなります。
salaryman2: マテリアルはメイプルトップ/アルダーバックボディ、メイプルネック/ハカランダ指板(極上!)、PUはディマジオヴァーチャルヴィンテージ        `54/ヴァーチャルヴィンテージ`54/ノートンにフィッシュマンピエゾブリッジ。コントロールはマグネットVol/マグネットT/ ピエゾVolになります。またアウト    プットは通常のケーブルではミックス、付属のステレオケーブルとパラボックスではそれぞれに振り分ける事が出来、とても便利なシステムになっています。    サウンドはペンザサー時代からのオーソドックスで使い易いコンポーネントの標準的なスタイル。そして抜群のピエゾトーン。ブラインドテストしたらエレアコ    と区別が付かないぐらい!両方のバランスがパーフェクトな、でもこれがありそうで中々無いタイプなんですよね!

euh, essayez pas de traduire, ça n'a aucune espèce d'intéret, c'est une description de guitare chopée au pif sur un site d'instrus de musique. et non, j'y comprends rien. mais google translation est mon ami, surtout parce qu'il me fait rire avec son anglais approximatif, genre "today I am taiko drum lesson."

Bref, l'alcool au Japon, c'est une institution. D'ailleurs faut pas que j'oublie d'acheter les bières pour le movie club.

Adoncques oui, un karaoké sans alcool, c'est comme un poisson sans bicyclette. Du coup, autant qu'il soit à volonté, c'est plus rigolo.
Alors vous vous imaginez bien que ce truc la fait la joie du stagiaire français biéreux, à petite dose quand même, parce que c'est violent au niveau musical.

D'autant plus que Japon oblige, il y a le respect de l'intimité, chose sacrée qu'ils piétinent joyeusement en se baignant à poil dans de l'eau à 50 degrés par grappe de 10 vieux. Avec de préférence des vieux zizis tout pourris et des grosses cicatrices dégueu sur le bide flasque, pour donner des bons cauchemards. Bon au moins ça rassurera (décevra?) l'homophobe de service, c'est pas un paradis d'ephèbes musculeux et sveltes qui s'entre-frottent le dos en gloussant. Dommage, je voyais déja le bon gros curé de campagne courir chercher sa serviette.
Du coup (oufti jm'étais égaré moi), contrairement au bon karaoké gras ou le gros michel que tu connais pas peut t'imposer ses beuglements ineptes sur une horreur style "on va s'aimer" (rha quelle horreur putain!!!), au japon tu as ta salle pour toi et tes amis, où on vient juste te déranger pour t'apporter le glouglou. Et c'est drolement bien, parce que tu peux faire ce que tu veux, genre sortir les crêpes et le nutella:


Crêpes nutella, bière, un micro pour postillonner des bouts de crêpes trempés de bière dedans, et roulez jeunesse!!


Tiens d'ailleurs en haut à droite, c'est important, il y a un pot vide de natto, le gros truc hyper dégueu local. Remarquons que le pot est vide, puisque que Jens, sémillant postdoc allemand s'est fait une crêpe au natto... Sacrés Allemands.

Bon, vous vous doutez bien que les crêpes nutella, c'est assez exotique dans ce pays exotique (pour nous, mais pas pour eux, alors que les crêpes c'est l'inverse. suivez un peu, quoi!!). Ah bah oui, on y est allé entre pas d'ici pour fêter l'anniversaire d'un stagiaire américain, dont l'âge est indiqué sur son polo, à ceci près qu'il s'est gouré d'un an. Mais bon, il fait de la chimie, on lui pardonne. Du coup, influence européenne oblige, ça a assez vite pris une allure pique-nique crade/soirée loose à la rez:




Le début est toujours un peu laborieux, parce que c'est le premier qui a la télécommande entre les mains qui choisit, et souvent il met n'importe quoi que lui seul connait (ça m'arrive souvent), mais n'ose pas chanter, ou se rend compte avec effroi qu'il connait que le refrain... L'autre raison est que tout le monde est occuppé à engloutir le plus de crêpes et de bière possible en un temps minimum, histoire d'être bien pompette très vite pour pouvoir oublier la plus grande partie des horreurs culturelles qui vont être commises.

Parfois c'est limite la grosse tension:




Je comptais pas mettre trop de commentaires pour laisser les photos parler d'elles mêmes et pas faire du vidéogag douteux, mais la jpeux pas m'empêcher: TABARNÂK DE CRISS'!!!
...oui, il est Québécois.




Mais tout est bien qui commence mal, parce que les bières partent très vite, et arrive une quelconque merde pop/rock qu'on a tous entendu en 4ème, du coup tout le monde connait, et chante, pour ceux qui veulent chanter, ou gueulent de la merde situationniste, pour protéger un semblant d'exception culturelle. Et puis parce que c'est rigolo. Je trouve. Sinon, bah jle ferais pas.






Puis d'un seul coup, toutes les inhibitions sautent, toutes les cordes vocales aussi en passant, et, oh joie! ils ont The Who, on va pouvoir faire tournoyer les micros.
A ce stade là, toute trace d'humanité et de décence a disparu, que ce soit chez le stagiaire américain qui fait du rentre-dedans avec la subtilité d'un discours de sarko sur les banlieues à la post-doc thailandaise sans savoir qu'elle sort depuis 2 semaines avec le post-doc français assis à coté d'elle (mais qui ne réagit pas, c'est un travail pour les 2 gogols de service, moi et l'ahuri de la photo d'en dessous, qui nous nous empressons de faire boire l'américain en lui disant de lacher l'affaire, pour pas que ça tourne au drame), chez l'enfoiré de canadien anglophone qui M'A COUPE (sans faire exprès, mais merde!) SUMMERTIME!!!, ou même chez moi, pourtant si réservé d'habitude, qui décide que c'est l'heure de me faire couper les cheveux; où sont ces ciseaux à 80 centimes d'euros que j'ai acheté hier? ah les vla.




La suite n'est plus qu'un torrent de folie et de Boney M indescriptible avec des mots du dictionnaire, ou même google translations. Même les photos suivantes ne peuvent pas transmettre la furie cacophonique infernale qui met n'importe quel thésard néerlandais dans une transe elvisesque, et ferait manger une crêpe au natto à un Allemand (ah non merde, pas besoin). Et puis c'est aussi parce qu'il faisait trop sombre pour que je prenne des photos sans flash à ce moment là, et que j'aime pas le flash, et que j'étais pieds nus, débraillé, bourré, en train de hurler du bad religion en faisant du headbanging. Et qu'on me coupait les tifs.








De temps à autre, une abominable ballade sirupeuse vient ponctuer cette bacchanale de braillements, tel un étron un peu mou flottant, imperturbable au milieu d'une tempête de sunny delight pétillant (yes j'ai trouvé l'image la plus crade du moooonde!!). Dans ces moments la, surtout si c'est du coldplay, la tension retombe soudainement, jusqu'à l'apparition providentielle de notre ange gardien, le serveur avec ses bras chargés de binouses gratos.




Le même serveur, pas chiant, ne rentre que pour nous apporter des bières et du saké, et pour ramasser les cadavres. Quand nos 3 heures sont écoulées, ils nous le font savoir via un petit téléphone, avec plein de masss' polis et de courbettes dans la voix.

C'est le piteux retour à la morne réalité et aux soucis mesquins de la vie quotidienne, comme de savoir si on doit prendre un taxi parce que notre gare a étée froudroyée et que les trains ne s'y arrêtent plus. Heureusement, pour pallier à cette cuisante sensation, il y a le supermarché d'à coté de la rez, ouvert jusqu'à 1h du mat, qui regorge de bière. De quoi se détendre avant de dormir 4h du sommeil du juste et d'aller en mode land of the dead au labo le lendemain matin.
J'ai été moins rock'n'roll, j'ai pris quelques binouzes mais j'ai pioncé jusqu'à 10h30 et je suis arrivé au labo à 13h. Mais j'ai jamais autant eu la pêche, et du coup j'ai autant eu pas envie de bosser. Heureusement, il ya a des glaces à l'épicerie de NTT, et il fait beau. Allez tourne petite expérience, mon tuteur est en train de pioncer devant les indicateurs de température au cas où il y a un problème.

Oui, le karaoké au japon, c'est un sport, une véritable épreuve initiatique qui nous rappelle que l'abus d'alcool est dangereux pour la productivité au labo le lendemain.



...N'empeche que j'irai plus jamais chez un coiffeur, pour 20 euros j'ai eu de la bière à volonté, le droit de hurler pendant qu'on me coupe les cheveux, PAS nrj, PAS de conversations lourdingues de la coiffeuse lobotomisée et hideuse, alors que celle d'avant état tellement plus sympa, naturelle et jolie, mais elle est partie. Et en plus, la postdoc qui m'a coupé les tifs l'a super bien fait!!!



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